La santé connectée : faut-il s’y fier à 100 % ?

Le concept de santé connectée pourrait trouver son origine dans le Quantified self, un phénomène apparu au 19e siècle et largement véhiculé par l’apparition des balances et thermomètres à usage non professionnel. Très caractéristiques de l’ère de la nouvelle technologie, les objets connectés constituent en quelque sorte une version très optimisée de ces outils de mesure.

Nouvelle tendance en quête de fiabilité

De nombreux ouvrages mettent les failles des objets connectés sous le feu de la rampe. L’on note par exemple le livre blanc du CNOM (Ordre des médecins) intitulé « Santé connectée, de la e-santé à la santé connectée. Cet ouvrage parle entre autres d’une étude effectuée aux USA sur une douzaine d’applications de santé. Celle-ci a permis de lever le voile sur une sorte de trafic de données. Plus de 70 entreprises tierces collectent effectivement les données communiquées par ces applications.

Le livre vert de la Commission européenne qui est consacré sur la santé mobile tire quant à lui la sonnette d’alarme à propos de la fiabilité des objets connectés. Cet ouvrage conforte ses idées en mettant en avant la taille des structures qui gèrent le marché de la santé mobile. Il parle notamment de micro-entreprises qui emploient à peine 10 personnes. Le bracelet connecté se trouve cité en exemple et il est accusé de sous-estimation ou de surestimation dans les données affichées.

Pour pallier ces soucis et surtout pour rassurer les utilisateurs d’objets connectés, des plateformes de test et de recommandation font leur apparition. Parmi celles-ci figure le site Dmd Santé, sur lequel on peut consulter entre autres des évaluations collaboratives. Les amateurs d’objets connectés peuvent également y trouver des services-conseils. L’on note aussi Medappcare qui vend ses recommandations à tous les professionnels de santé, mais aussi une base de données des applications testées à destination des développeurs industriels.

Le drive pour un suivi au quotidien de sa santé

La remise en question entre autres de la fiabilité des objets connectés n’altère en rien leur notoriété, bien qu’il soit question de santé. Les sportifs sont par exemple nombreux à adopter le TomTom Runner Cardio. Cette montre connectée embarque un cardio-fréquencemètre, un composant d’une utilité multiple, car permettant entre autres d’enregistrer des courses, de faire un suivi d’évolution de performances, ou encore de consulter l’historique des parcours. Pour offrir ces merveilles de l’innovation, le cardio-fréquencemètre utilise un système ingénieux impliquant le Cloud.

Cet exemple est amplement suffisant pour inscrire définitivement les objets connectés de santé sous le pavillon « Outils de mesure », c’est en fait leur usage qui est en cause. Ceux-ci ne peuvent en aucun cas se substituer aux diagnostics et autres soins prescrits par son médecin. En ce qui concerne les avantages de la connexion, l’on peut trouver par exemple sur ce site une option très pratique, le drive qui permet de faire ses achats de médicaments en pharmacie sans faire la queue.

 

 

 

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